Les courses à la ferme : autour de Toulouse

Ça fait quelques temps qu’on se renseigne et qu’on voudrait acheter plus de bio, chez nous. Du coup, le marché, c’est sympa, convivial, on a nos maraîchers préférés, mais niveau bio, ça pêche un peu. Les AMAP, pourquoi pas, mais on aime bien aller farfouiller et choisir nous-mêmes.

La biocoop, c’est bien mais les prix de certains produits font tirer la langue (mais pas toujours, attention, et souvent moins que le bio de grande surface, qui est moins joli, en plus d’être suremballé), et ça ne nous fait pas plaisir de la même façon que d’aller au marché. Pour des courses d’appoint ou un ingrédient particulier, ça nous va, mais pour les légumes toutes les semaines, bof. Du coup, on s’est tournés vers les fermes. Au départ, on voulait aller faire de la cueillette. On a trouvé une liste de pas mal d’endroits dans la région toulousaine. Problème : pas mal de fermes ferment en hiver.

Il y a quelques semaines, on est allés dans notre première ferme bio : Les Fleurettes, à Montberon. C’est très mignon, les exploitants sont très sympas, et les prix nous ont convaincus. A titre indicatif : le kilo de farine est à 2 euros, les clémentines à 2,50, les choux verts énormes à 2,50 pièce… Par contre, prévoyez du liquide, il me semble qu’ils n’acceptent pas la CB.

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On en a eu pour environ 20 euros pour la semaine, comme d’habitude. Avec des légumes d’une beauté et d’une fraîcheur folles. La première semaine : 1 kg de farine, 1 kg de lentilles vertes, des gros poireaux, un chou chinois de 3,5 kg, des carottes pas bio, des oignons, des pommes, des clémentines, une mini butternut. La semaine suivante : des pleurottes, des carottes anciennes de toutes les couleurs, des endives, une mini butternut, une courge dont j’ai oublié le nom, de soignons, des clémentines, un navet, un citron, un mini branche de céleri.

La plupart des légumes viennent de la ferme, et ils complètent leur offre avec d’autres produits (bio ou non) venant d’autres producteurs. Il y a un coin « local », non bio (il faut regarder les petits panneaux de prix pour se repérer). La confusion peut être facile au début, parce que ce n’est pas clairement indiqué. Ensuite, les produits de la ferme sont reconnaissables à leur étiquette jaune. Ils vendent aussi du pain, des confitures, du coulis de tomates, des lentilles et de la farine.

Seul hic pour nous : ils produisent aussi des animaux (on a vu les poules gambader en plein air, mais ils vendent des oeufs et des poules mortes, du coup bon, même si on n’en achète pas, ça m’embête quand même de donner mes sous à des gens qui tuent des animaux). Après, vous faites comme vous voulez, hein, juste je préviens.


La semaine dernière, en y retournant, il y avait plein d’embouteillages, et notre super GPS collaboratif (waze, c’est super bien et c’est gratuit) nous a fait passer par un trajet secret pour contourner tout ça. Sur la route, on a croisé une autre ferme bio, alors on s’est arrêtés et on est allés voir.

On est tombés sur la ferme de Borde Bio, dans le quartier des Izards : accessible en métro ligne B (à 500 m de la station 3 cocus ou Borderouge) ou bus arrêts Chamois et Olympe de Gouges. Ici, tout est bio. Les fruits et légumes sont très très jolis, ils ont des vraies têtes de trucs qui sortent de la terre, ça fait du bien. La fraîcheur est là : c’est la récolte du jour. Les prix sont du même ordre qu’aux Fleurettes.

La production des maraîchers de la ferme sont dans les paniers rouges, et ils ouvrent leurs portes à d’autres producteurs bios pour compléter l’offre. Il y a une vente de viande un vendredi par mois, un autre producteur se déplace avec sa marchandise. Pour les oeufs, c’est pareil, c’est quelqu’un d’autre qui vend chez eux.

Du coup ça me plaît plus : les sous des légumes vont aux gens des légumes et pas aux gens qui tuent des animaux. En plus les deux maraîchers qui tiennent l’exploitation et font la caisse sont très sympas, et il y a même une carte de fidélité! Ah, et ils prennent la carte bleue, aussi.

Le côté « tout bio » me parle : pas besoin de trier, c’est très bien! Le hangar est petit mais les produits sont bien présentés et vraiment très jolis :

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Il y a des petits paniers à l’entrée, on se sert, on fait son marché et on passe à la caisse.

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Notre butin, pour 15,02 euros : un gros poireau, deux grosses carottes sablées, un magnifique chou romanesco, un demi chou blanc, un joli chou rave, 1 kg de clémentines, une grosse betterave, une grosse patate à frites, des oignons, un panais, 2 bananes et un avocat. Ça nous tiendra la semaine pour deux, on avait encore des restes de la semaine d’avant au frigo.

Voilà Sylvain et Florent, en vidéo, qui racontent leur ferme :

En prenant du bio, bon, déjà je suis plus tranquille, je sais que mes légumes ne sont pas traités avec mille trucs, ne subissent pas d’irradiation, etc. Mais aussi : je pèle moins mes légumes, je jette donc moins, et j’ai envie de tout utiliser : on a fait une soupe avec les vert du poireau et les feuilles du romanesco et du chou rave, on mangera le trognon du romanesco en salade de crudités, je stocke les épluchures de clémentines dans un bol d’eau au frigo pour confire les zestes à la fin de la semaine, etc. Du coup, ça me satisfait vachement comme mode d’achat, et c’est aussi agréable qu’aller au marché!

Si vous voulez aller faire un tour dans l’une ou l’autre :

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